DU SANG ET DES LARMES
Reviens-Moi, Hanna et Anna Karenine ont imposé Joe Wright comme un formaliste passionnant aux yeux des cinéphiles. Pan, giga-blockbuster pensé pour tailler des croupières aux contes live de Disney, devait le consacrer aux yeux du grand public. Entre dédain critique, communication désastreuse puis avortée et gadin public, le film a laissé l’artiste incompris et exsangue. Et c’est cette situation peu enviable qui en fait sans doute le mieux placé pour se consacrer à Winston Churchill.
Gary Oldman, absolument incroyable
Les Heures Sombres démarre alors que le Premier Ministre Neville Chamberlain est débarqué, le parlement britannique ne croyant plus guère en sa capacité à diriger un pays de plus en plus isolé alors que le IIIème Reich piétine l’Europe de l’Ouest. Winston Churchill lui succède dans un climat délétère : méprisé, considéré comme un beau-parleur incompétent, tout juste bon à provoquer des catastrophes (sa responsabilité dans la tuerie des Dardanelles le poursuit encore). La bataille de l’homme au cigare pour laver son nom, convaincre ses contemporains, sauver sa patrie d’un accord de paix qu’il sait impossible et mortifère sont autant de luttes que Joe Wright fait immédiatement siennes.
Et cette proximité avec son sujet, le cinéaste l’exprime brillamment dès sa fantastique ouverture. Après une succession d’images d’archives qui frappent par leur symétrie funèbre, Wright nous plonge dans la fièvre du parlement via un plan zénithal, qui se décale, jusqu’à provoquer un sentiment de profondeur, de réalité et de vertige saisissant. Ce sera là le principe directeur de tout le film : user de tous possibilités formelles offertes par le médium pour travailler ce récit faussement académique à l’os, et lui injecter une puissance insoupçonnée.
Ben Mendelsohn, proie et prédateur, impeccable en George VI
MASTER OF STYLE
La mise en scène des Heures Sombres se révèle vite d’une richesse enivrante. Il n’est aucune séquence, pas un passage, qui ne bénéficie pas d’un soin photographique maniaque, ou d’une avalanche d’idées. L’énergie stylistique de Wright lui permet souvent de transcender un scénario brillant, mais extrêmement bavard. La preuve la plus éclatante est sans doute le dialogue glaçant entre Chruchill et Roosevelt, où le premier ministre, retranché dans ses toilettes, entame une négociation vertigineuse, triviale et désespérée, pour s’enquérir du soutien américain.
Conscient qu’il doit dynamiser un drame historique en chambre, le réalisateur joue avec brio de la lumière, et de la géographie des espaces confinés qu’il traverse. Son décor est l’occasion de multiplier les images dans l’image, et ainsi de dynamiter les limites objectives de l’univers qu’il dépeint. Et quand sa dramaturgie l’oblige à coller plus simplement à l’action dialoguée, il sait qu’il peut compter sur un atout de poids en la personne de Gary Oldman.
Kristin Scott Thomas et Gary Oldman
Méconnaissable grâce à l’invraisemblable maquillage de Kazuhiro Tsuji (sorti de sa retraite pour l’occasion), l’acteur affiche une proximité physique troublante avec Churchill. Proximité sur laquelle il ne se repose jamais, préférant dépoussiérer la figure du leader britannique. Loin de l’image du roc de conviction et de persuasion souvent dépeint, il compose un patricien truculent, roublard et sensuel, perpétuellement en proie aux doutes. Et c’est toute la réussite du film que de parvenir à toujours sublimer le genre sclérosé dans lequel il s’inscrit, sans jamais étouffer les magnétiques propositions de son casting.
Faite un copier-coller des photos de oldman en churchill et ned beatty dans SUPERMAN et DELIVRANCE.
Et vous verrez si c’est si risible @riaux.
Espèce de bon à rien!
Escroc intellectuel.
Sapajou!
@Rorov94
Là, pour le coup, même venant de vous, c’est assez risible comme commentaire.
Biopic lourdau cousu de fil blanc.mise en scène paresseuse.
Oldman ne joue pas,il se contente d’,être là avec son sfx makeup raté(si si…)
On dirait NED BEATTY dans SUPERMAN 1978!
Revoir THE CROWN et mourir…
… Tout comme John LightGow… mais moi je préfère Gary Oldman…
S’il m’est permis de donner mon avis en toute liberté, comme « La Rédac » l’autorise à tout un chacun, sans me faire traîner dans la boue par les censeurs de la pensée individuelle, détenteurs du bon goût universel et mètre-étalon autoproclamés du talent artistique, j’use donc du droit élémentaire à la liberté d’expression, dont chaque être humain peut et/ou devrait pouvoir disposer sans entraves, pour donner mon avis valant autant pour ce qu’il est que tous les autres, également ceux contraires ! En conséquence de cela et donc en fonction de goûts qui me sont propres, je proclame haut et fort que le trailer, que seul je connais pour l’instant, me promet de grandes heures et que Gary Oldman est un comédien prodigieux !
Arrêtez de vous ridiculiser a sucer les boules de la promo du moment!
JOHN LIGHTOW dans THE CROWN est meilleur que OLDMAN dans ce téléfilm de luxe.
La rédac’vous êtes des branleurs.
La question n’est pas de savoir si stephen hawkins est nul en math…la question est peut-il courir,marcher,danser…
S’il avait le choix,ont serait étonné de la réponse.
Et oui il y a meilleur que lui:carl sagan,einstein et jean-pascal de la star’ac’!
Comme si les suggestions maladroites de l’autre torché barbu qui encense des bouses intersidérales comme BVS et Star Wars VIII Allaient me faire de l’effet.
@corleone
On vous recommanderait bien de jeter un oeil aux prothèses en question. Bon, du coup, c’est vous qui allez vous sentir un peu « ridicule ». Mais ce ne sera sans doute pas la première fois.
Je rejoindrais Rorov d’une part, aussi grand acteur que tonton Gary puisse être je paierai pas pour le voir jouer déguisé avec ces prothèses ridicules surtout sur un sujet que je maitrise comme ma poche. Merci mais non merci. Un de ces soirs ennuyeux sur canal+ peut-être…