MISTER PROPRE WITH A VENGEANCE
Sur le papier, le choix de Bruce Willis dans le rôle du type vraiment très gentil qui dézingue des trillions de délinquants pas forcément suédois, pour venger sa famille que la vilaine justice laxiste ne veut pas venger, semblait risqué. En effet, l’interprète de l’immortel John McClane souffre de somnambulisme chronique depuis bientôt 15 ans, et quasiment personne à ce jour n’est parvenu à le tirer de cet état végétatif pour lui faire décliner plus de deux répliques.
De toute évidence, Eli Roth, réalisateur de Hostel, Cabin Fever ou encore Knock Knock, n’a même pas tenté de ressusciter Willis, de prime abord aussi crédible en chirurgien que le serait Robert Downey Jr. en dauphin, puis carrément démissionnaire dès lors que s’amorce la deuxième partie du récit. A peine capable de hisser ici et là un sourcil, trop paresseux pour se hasarder à jouer quoi que ce soit, l’acteur souligne involontairement l’incroyable pauvreté de la mise en scène et des dispositifs dramatiques. L’amateur de grosses fusillades comme l’habitué du désquamage de figurants n’auront à se mettre sous la dent qu’une poignée de séquences jamais spectaculaires, inventives ou choquantes.
Jouer ou ne pas jouer, là n’est plus la question
ELI ROTE
Incapable de divertir, Death Wish dévoile par conséquent au grand jour la bêtise de son propos. Non pas que le film soit véritablement réactionnaire, car il ne sidère jamais par l’agressivité ou la portée d’un éventuel propos pro-armes et réac. Non, ce qui s’avère proprement hallucinant, c’est la totale absence de point de vue.
Héros vengeur ? Homme torturé ? Sanglant samaritain aveuglé par la soif de revanche ? Le personnage principal souffre d’une sous-écriture embarrassante en cela qu’elle n’appréhende absolument jamais le monde contemporain.
Que vient faire Elisabeth Shue là-dedans ?
Le remake aurait pu se vouloir comme la réaffirmation du second amendement américain, un uppercut contre la supposée bienpensance d’une partie du monde occidental. Mais il préfère n’être qu’un embarrassant morceau de néant, qui costume son vengeur blanc d’un hoodie censé l’anonymiser, quand il est devenu aux Etats-Unis le terrible symbole d’une jeunesse noire que la police tue. Ou comment inconséquence en vient à rimer avec putrescence.
Vu finalement hier (merci la 20 / TF1 Séries-Films qui a annulé au dernier moment Les Miller Famille en Herbe).
Bah punaise, sacré nanar. On a fini par dégainer l’apéro pour survivre tant ce film est grand-guignolesque.
Entre Bruce Willis en docteur-chirurgien (qui a eu l’idée de ce sommet de crédibilité svp ?), le bourgeois rangé qui devient une vraie machine à tuer à sa première sortie entre 2 tutos Youtube, le flingue qui tombe à ses pieds en pleine opération pile quand il en cherche un, le trauma de la mort de la famille aux abonnes absents (limite on s’attend à un « boaf j’en trouverais une autre »), le flic campé pourtant par l’excellent Dean Norris qui ne peut faire illusion avec des dialogues complètement WTF…
Seul bon point : le passage split-screen pour illustrer le parallèle entre la routine du chirurgien et celle du tueur.
Ca aura au moins donné envie de revoir Commando, Judge Dredd et consorts…
Bruce reviendrai dans clair de lune
Le meilleur avec ces remakes tout moisis, c’est que ça donne envie de revoir les originaux et là… Y a pas photos.
Sinon Roth est un cinéaste totalement surévalué…
Cheers bitches!
@sérieux : Hostel et Cabin Fever, c’est de la merde aussi.
Pas du navet, de la merde. Le navet, tu peux en manger sans que ça te rende malade, la filmo de Roth est totalement périmée.
Je n’ai guère mieux ce matin : Eli Pète! Ho ho ho
Sérieux Eli Roth, à part Hostel et Cabin Fever, c’est tout. Tout le reste c’est du navet.
On ne pourra plus que fanstasmer sur le remake que voulait faire Sylvester Stallone dix ans plus tôt…
Vous êtes durs! Sur l’affiche je trouve qu’il a une belle main gauche.
Éli Roth l’a voulu le faire horreur, mais la tête d’affiche est une star incontesté qui ne point se venger dans l’ombre. Alors ça donne se résultat. Pas encore vu mais je le ferais pour me faire une idée
Le sommet c’est quand même un justicier dans la ville 2.
Gang bang et dézinguage à tout va.
D’ailleurs de nos jours, je ne suis pas sur qu’un film pareil verrait le jour.