FRISSONS DE VACANCES
Deux couples urbains, gentiment branchouilles et satisfaits d’eux-mêmes, décident de s’offrir un week-end en bord de mer dans une maison de location. Amitié, promiscuité et drogues récréatives sont au programme de ces quelques jours que les non-dits et la paranoïa vont transformer en cauchemar. Voilà pour le point de départ de The Rental, résolument classique, mais prometteur de frissons comme les aiment tous les amateurs home invasion, sous-genre confrontant des individus à des antagonistes prenant leur résidence d’assaut.
De prime abord, s’il n’a clairement pas l’intention de révolutionner le genre, on s’amuse de la zone grise où le réalisateur le situe à l’occasion de ce premier film. En plaçant ses héros dans un cadre familier du spectateur (une location dénichée via un site collaboratif), mais nouveau pour ses personnages, il peut jouer plaisamment sur le statut de ce qui se déroule sous nos yeux. Tout comme ses quatre protagonistes se révèlent plus faux et manipulateurs les uns que les autres, son décor recèle son lot d’étrangetés et d’inconnues propres à entretenir la tension.
The Rental est dans un premier temps très immersif, grâce à l’excellente brochette de collaborateurs réunis par le jeune cinéaste. Aidé à l’écriture par Mike Demski et Joe Swanberg, deux habitués du cinéma indépendant, il caractérise ses personnages aussi simplement qu’efficacement. Visuellement, la photographie très élégante donne à l’ensemble un cachet sophistiqué et inquiétant, grâce au travail du chef opérateur Christian Sprenger, qui a brillamment fourbi ses armes du côté d’Atlanta et de GLOW. Entourée de comédiens compétents (Alison Brie, Dan Stevens, Sheila Vand et Jeremy Allen White), on sent la caméra de Franco capter avec une belle aisance les vicissitudes de chacun.
UBERISATION DE L’HORREUR
Mais pour excitants que soient les prémices de l’intrigue, et quand bien même jamais le métrage ne vire à l’indigence ou ne se perd tout à fait, il devient progressivement évident que le metteur en scène navigue à vue. Non seulement le déroulé des évènements s’avère cruellement prévisible, mais le scénario peine à nous offrir des enjeux ou conflits dignes d’intérêt. La faute à une grande inconstance dans l’écriture des personnages. Tour à tour petits citadins post-modernes et satisfaits, puis chiots apeurés et puritains, on perd progressivement toute empathie pour cette clique dont les actions sont plus dictées par la nécessité de faire avancer un script avare en rebondissements. Pour déplaisante que s’avère cette brochette de caractères, ils ne seront pas non plus assez détestables pour nous encourager la joie mauvaise de les voir se faire démastiquer, le tout dans une gangue de mollesse qui confine à l’indifférence.
Une indifférence que rien ne viendra troubler, pas même les minimalistes effusions de violence appelées à surgir sous nos yeux. Et c’est sans doute là l’énorme problème de The Rental, dont on pense initialement que la retenue glacée nous prépare (un peu à la manière de The Invitation) à une explosion de violence. À vouloir jouer une fausse sobriété de petit malin, jamais le récit ne fait quelque chose de la tension accumulée, avant de se perdre dans un dernier tiers invraisemblablement timide. Et l’ensemble d’apparaître pour ce qu’il est sans doute : une tentative savamment calculée de surfer sur les tropismes à la mode du cinéma horrifique américain, à l’imagination asséchée.
Le personnage de Mina, présentée comme la plus intelligente du groupe et la plus intéressante au départ du métrage s’avère aussi la plus idiote, la plus impulsive et la plus incohérente à la fin de cet oeuvre oscillant entre le thriller de vacances et le nawak final lorgnant vers The Strangers, la violence en moins.
D’abord bien posé, devient de + en + invraisemblable, jusqu’au n’importe quoi final. Comment faire un 1er Film sans se soucier de ficeler un scénario.. Dans le temps, on faisait plutôt l’inverse dans l’adéquation fond-forme.
film par moments interessant par la caracterisation des personnages qui se mettent en place et ensuite ca tourne au slasher et pour la fin qui nous reste sur la faim
on ne comprends pas trop les agissements du tueur
Pas mauvais ce petit film s’intéressant plus au « drame sociale » qu’à l’invasion de maison… Dommage, mais le message est intéressant, il lui manquait pas grand chose pour se classer dans la bonne série B intelligente.
Pour un premier film c’est pas trop mal filmé et assez esthétique. donc oui j’ai passé un bon moment, mais ce film me marquera pas.
J ai passé un bon moment, l intrigue est bien posée. Les acteurs sont bons.tres belle photographie.c est un film qui ne cherche pas à en faire trop. Au dessus du lot des thrillers qui sortent régulièrement..
Film totalement creux et à la chute particulièrement incertaine…passez votre chemin !
L’affiche a de la gueule!
Allison est née à Melun.
Ou Meaux, je sais plus…
Dommage, l’affiche est classe.