Après une petite période de creux, Nicole Kidman semble de nouveau avoir la patate et entre dans cette phase de sa carrière où elle prend quelques risques. La preuve en image.
Propulsée méga star au début des années 90 (et son mariage avec Tom Cruise ne doit pas y être étranger), Nicole Kidman a fait du chemin depuis et a réussi à négocier les décennies en allant de plus en plus s’intéresser à des projets en marge. Bien sûr, elle continue d’apparaitre dans de gros blockbusters puisqu’on la verra bientôt dans Aquaman, mais si on regarde sa filmo récente, on ne peut que remarquer un goût certain pour les projets un peu bizarres.
Entre Stoker, Mise à mort du cerf sacré, Les Proies et How to Talk to Girls at Parties, ou plus tôt Fur : Portrait imaginaire de Diane Arbus, Paperboy, Dogville et Birth, il semble en effet évident que la comédienne cherche à se renouveler et à explorer des univers auxquels elle n’est pas forcément habituée à la base. Une tendance qui ne devrait cependant pas changer de si tôt puisqu’on l’annonce à l’affiche de Destroyer, le nouveau film de Karyn Kusama (Jennifer’s Body), qui devrait lui donner une occasion en or de marquer les esprits.
Ce thriller noir situé à Los Angeles la verra interpréter une policière hantée par son passé qui, à la suite d’un meurtre, se voit obligée de renouer avec l’époque où elle était infiltré dans un groupe de gangsters drogués à l’adrénaline, ambiance Point Break, expérience qui l’avait durablement traumatisé et empêcher de vivre depuis lors. La première image de la comédienne vient de tomber et c’est un choc pour tout le monde tant elle est méconnaissable. Loin de son glamour habituel, Kidman y apparait vieillie, fatiguée, en sale état, exactement ce que voulait la réalisatrice comme elle l’a expliqué au micro de Vanity Fair :
« Nous avons toujours su que nous voulions qu’elle ressemble à une vraie femme dans la force de l’âge, avec un passé qu’elle porte sur son visage. avec sa peau brûlée par le soleil, les ravages des insomnies, le stress et la colère, tout cela marquant son corps entier. »
Et on peut dire que le résultat est plus que réussi tant elle fait de la peine à voir. Et il va vraiment falloir qu’elle puise dans toutes ses ressources pour surmonter l’épreuve qui l’attend, tant Destroyer semble particulièrement désenchanté :
« Nous aimons tous les histoires de braquage de banque comme point de départ, parce qu’ils ne se passent quasiment jamais bien… Il y a une espèce de folie typiquement Américaine de croire que l’on va s’en sortir sans rien. Nous nous focalisons particulièrement sur des personnages qui n’ont rien de cerveaux mais qui sont des habitants marginaux. Mais ils pensent toujours qu’ils vont pouvoir battre le système. »
Si le film n’a pas encore de date de sortie officielle en France et qu’il faudra probablement compter sur 2019, ce premier voyage dans son univers nous laisse penser qu’il pourrait être l’un des rendez-vous marquants de l’année prochaine. D’autant que le dernier film de Karyn Kusama, The Invitation, était une belle réussite. Allez, on croise les doigts.
Comme quoi il suffirait juste qu’elle accepte de vieillir plutôt que de se faire refaire la gueule et ne plus ressembler à rien.