[Cannes 2013] Marché du film : John Cusack oblige Elijah Wood à jouer du piano

Par Laurent Pécha
22 mai 2013
MAJ : 24 octobre 2018
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Grand piano

Pourquoi l'avoir choisi : Elijah Wood face à John Cusack dans un huis clos en temps réel. Ajoutez à cela qu’un collègue espagnol nous a dit que c’était ce que le cinéma ibérique proposait de mieux au marché cette année.

Ça raconte quoi : Un pianiste renommé se voit obligé d'arrêter sa carrière à cause d'un trac paralysant. 5 ans plus tard, il revient, mais lorsqu'il s'apprête à jouer, il découvre une menace de mort inscrite sur sa partition. Pour sauver sa femme, il va devoir jouer comme il n'a jamais joué.

Verdict : Il va falloir qu’on change d’informateur ! Pourtant, tout n’est pas à jeter, bien au contraire. Et l’idée du huis clos en temps réel marche plutôt bien, surtout formellement. D’autant qu’Elijah Wood se montre extrêmement crédible en pianiste virtuose (il a de toute évidence bossé dur pour). En fait, c’est plus la menace, par le biais de la voix de John Cusack, qui ne fonctionne pas vraiment. On n’y croit jamais totalement et plus le récit s’intensifie et le piège se referme sur Elijah Wood, plus l’adhésion se fait difficile. On devrait être rivé à notre fauteuil, priant pour que le pauvre s’en sorte tout en se demandant bien comment. Mais non, rien n’y fait, à l’instar d’un final qui s’écroule tel un mauvais soufflet, Grand piano laisse un grand sentiment de frustration. Dans le genre, on a un souvenir bien plus enthousiasmant du pourtant pas si génial que ça, Phone game de Joel Schumacher.

% de chance de le voir en salle : 70%

% de chance de le voir en vidéo : 90%

 

 

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